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Son parcours
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Préparé par Jean PERRIN, professeur principal du club, Dominique passe sa ceinture noire et son premier Dan en 1964, qu’il réussira avec brio; tout ceci se déroule sous les yeux de l’examinateur qui n’est autre que Hiroo MOCHIZUKI.
En parallèle, Dominique a déjà commencé la compétition et ses rivaux s’inquiètent sérieusement; il battra son deuxième professeur François SANCHEZ. Il lui ravira le titre de champion du Lyonnais. Dominique se retrouve donc en première ligne de sélection pour Paris (coupe de France 1965) et termine troisième.
Lors de ce premier grand championnat national, Dominique fait la rencontre de Patrick BAROUX (premier Français champion d’Europe) qui le prend alors en amitié et décide de le recevoir chez lui à chaque compétition à Paris, car Dominique n’est pas aisé financièrement pour se payer l’hôtel.
L’année suivante, Dominique mettra les bouchées doubles. Ses entraînements vont s’intensifier encore davantage pour enfin mener à la consécration, et lui permettre d’obtenir son premier titre national: champion de France.
Dominique et ses amis veulent encore améliorer leur niveau. Ils décident de se rendre au Japon pour les rencontrer sur leur propre terrain et enfin lever le voile sur leurs pratiques encore relativement mystiques à cette époque.
Jean Pierre LAVORATO, Patrick BAROUX, Jean Robert BAROUX et Dominique achètent alors une Citroën traction avant de 1940 et l’aventure commence, parsemée d’embûches, fatigués par un long et harassant voyage, traversant les pays de l’est durant 3 jours et 3 nuits.
A 50 km de la capitale, la voiture lâche et après une sommaire réparation pour arriver à Moscou, ils prirent ensuite l‘avion de Khabarovsk durant 8h00 puis le train «Le Transsibérien» jusqu’à Nakhodka. Puis arrivant enfin à Yokohama, il leur aura fallut 10 jours pour arriver à destination. Mais cette péripétie n’a pas entamé le moral des troupes puisqu’à peine remis de leurs émotions, ils allaient enfin pouvoir fouler les tatamis japonais. Alain SETROUK et Yoshinao NAMBU les attendaient sur place (arrivés par avion).
Après plusieurs semaines de rencontres et d’entraînements intensifs, Dominique et ses amis ont pu prouver que les Français pouvaient pratiquer un art martial et même être très doués. Leur séjour au Japon durera 3 mois.
De retour chez lui, Dominique n’a pas le choix, c’est le moment de servir la France et d’effectuer son service militaire obligatoire dans les parachutistes à Mont de Marsan dans les Landes. Dominique n’a pas bénéficié de faveurs à cette époque, contrairement à d’autres sportifs de haut niveau et n’a donc pas pu se retrouver dans le Bataillon de Joinville.
Dominique VALERA servira le karaté Français durant quinze ans, mais…
Suite à une scandaleuse décision survenue lors du championnat du Monde à Long Beach en Californie, Dominique est injustement disqualifié et c’est l’accident (qui fera couler beaucoup plus d’encre que de sang).
Dominique entre dans une colère noire et la suite, nous la connaissons tous. Cet incident va le desservir et il sera boudé par la discipline. On lui attribuera tous les surnoms: VALERA le rebelle ou VALERA le violent, tant de médisance qui feront presque oublier toutes ces années de bonheur et de joie grâce aux compétitions à Paris, notamment au Stade de Coubertin durant ces quinze ans.
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