


Diplômé G.R.M.S (Global Risk Management Service), diplômé territorial des APS (OTAPS) CN 3°DAN Karaté contact, administrateur et régisseur du site www.karate-contact.eu . Assistant de Mr Dominique Valera.
Auteur de plusieurs ouvrages dont « Manuel d’initiation à l’Auto défense » diffusé par LORGE. Egalement auteur de l'ouvrage « Karaté contact Le livre » avec Dominique Valera 9°dan Expert Fédéral (champion du monde de Karaté). Et champion d'Europe de Kickboxing Semi Contact.
Attaques à l’arme blanche :
Je vais tenter de vous démontrer dans cette rubrique dossier que le facteur chance n’existe pas en méthode de défense. Ce qui veut dire tout simplement que lorsque j’entends après une agression « j’ai eu beaucoup de chance », je pense au contraire que les entraînements ne laissent aucune place à la chance.
L’arme blanche, voila une mise en situation d’un DANGER absolu, elle est ni plus ni moins que le prolongement de la folie de l’agresseur. L’idée de menace réelle est plus que jamais présente. Il faudra être vif et conserver un maximum de sang froid, l’erreur deviendra alors un facteur qu’il faudra absolument abolir sur le champ par la préparation et l’entraînement. Nous allons vous démontrer ici deux variantes (une attaque pratiquée au couteau et l’autre pratiquée sans couteau) elles ne sont pas d’une grande complexité, par contre l’attaque à l’arme blanche elle, sera une chose beaucoup plus complexe.
Pour les attaques au couteau, les choses primordiales et essentielles à retenir seront les suivantes :
Lors de toute première attaque, une concentration rapide et sans faille sera de rigueur, ainsi que beaucoup de sang froid défiant toute panique. Votre seule chance dans ce type d’agression sera de parer l’attaque survenue en bloquant le bras au couteau et ne plus le lâcher. Car une chose est à retenir pour la suite des événements, l’agresseur tout comme vous une fois son bras stoppé et bloqué, ne possédera plus qu’un seul bras (aucun doute ne vous sera alors permis). Il vous faut alors en finir, en ayant stoppé le bras de l’agresseur, vous vous retrouverez très près de lui facilitant les techniques de grande efficacité telle que les coudes, genoux, têtes surtout si vous n’êtes pas parvenu à engager une torsion.
N’oubliez jamais ceci « la vie est un trésor inestimable et reste le bien le plus précieux sur terre ». Ne laissez jamais ceci de coté, gardez le toujours dans votre subconscient et ne laissez personne vous l’ôtez. Une menace ne doit jamais être prise à la légère. De la préparation, encore de la préparation, vous posséderez ainsi toujours une chance, la seule façon de vous démarquer sera l’entraînement, la rigueur et la pratique.
Rien ne vous est impossible, il faut de la volonté, de l’enthousiasme et beaucoup d’entraînement, imprégniez vous des gestes qui sauvent et priez le ciel de ne jamais à avoir à vivre une telle situation car je condamne tous les actes de violences gratuites souvent pour des futilités sans le moindre intérêt et les rapports de force entre la personne avantagée physiquement et une personne plus fragile. Je dénonce les hypocrites créateurs de tort vivant de leur morosité quotidienne, racistes et autres…
L’auto défense ne doit jamais servir à des fins néfastes, il ne faut pas dépenser son énergie pour rien, entraînez vous avec passion et ne perdez jamais de vue l’essentiel : L’amour de soi et des autres.
Enchaînement n°1 : Attaque au couteau
1- 
Photo n°1 : l’agresseur se tient face à vous et vous menace d’un couteau, vous vous tenez face à lui en garde.
2 - 
Photo n°2 : il vous attaque au couteau de face, vous parez le coup de votre bras gauche de l’intérieur vers l’extérieur, simultanément vous le frappez de la tranche de l’avant-bras sur la tempe.
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Photo n°3 : vous pénétrez la garde de votre attaquant en vous collant à lui. Votre bras droit maintient sa tête alors que votre bras gauche entame la torsion.
4 - 
Photo n°4 : Vous pivotez votre corps d’un mouvement vif de votre bassin, vous maîtrisez le bras de votre agresseur qui détient l’arme et votre main gauche exerce une pression sur sa tête facilitant ainsi la torsion.
5 - 
Photo n°5 : vous utilisez votre autre main en faisant levier, vous dirigez vos mains vers le sol pendant l’exécution de la torsion pour totalement immobiliser votre adversaire. Cette clé est d’une efficacité totale et amène votre agresseur en position de soumission.
Pour l’enchaînement suivant, l’agresseur vous frappe au visage, il ne possède aucune arme blanche. Pour ce type d’attaque il faut neutraliser votre agresseur pour couper court et ainsi éviter un échange trop long au risque de recevoir un éventuel mauvais coup. Sur cet enchaînement, vous utiliserez une technique de projection, dont l’efficacité vous permettra de neutraliser votre agresseur et vous permettra de prendre la fuite.
Enchaînement n°2 : Projection
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Photo n°1 : l’agresseur se tient face à vous, vous êtes prêt à réagir.
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Photo n°2 : l’agresseur tente de vous frapper en crochet du droit au visage, vous parez l’attaque avec votre avant bras de l’intérieur vers l’extérieur. Pendant l’attaque, vous placerez votre autre bras de manière à préparer la projection.
3 - 
Photo n°3 : vous utilisez la technique de projection en saisissant d’une part le bras de votre adversaire et en plaçant votre hanche derrière le bassin de votre agresseur vous permettant de le projeter par un mouvement de pivot.
4 - 
Photo n°4 : votre technique est maintenant engagée, il vous suffit de faire levier et de faire chuter votre adversaire en le projetant sur le sol.
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Photo n°5 : votre agresseur tombe lourdement sur le sol, vous profitez de sa chute pour prendre la fuite.
Dans ces illustrations, le rôle de l’agresseur est tenu par monsieur GOUBIN Valéry, champion de France de Karaté.
Vous êtes vous déjà demandé si vous pouviez, dans la rue ou chez vous, utiliser les techniques de votre art martial pour vous défendre contre un ou plusieurs agresseurs ?
Beaucoup de gens, pratiquant les arts martiaux, pensent que s’en servir dans une telle situation est risqué ou même interdit car il n’y aurait pas légitime défense, et de ce fait, l’agressé deviendrait à son tour agresseur, encourant lui aussi des poursuites pénales.
La réalité est beaucoup plus complexe, et il est nécessaire pour répondre avec précision à cette question, d’étudier en détail les textes du code pénal qui établissent la légitime défense.
Le code pénal français prescrit que :
Art. 122-5. N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.
N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.
Art. 122-6. Est présumé avoir agit en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :
1° Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité.
2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.
La légitime défense de la personne s’applique aussi bien aux crimes (meurtre, viol…), aux délits (coups et blessures, séquestration) et aux contraventions (violences légères, injures, menaces…).
Il s’agit ici de la défense de l’intégrité corporelle et morale (honneur, réputation, pudeur, moralité) de soi-même ou de ses proches.
La personne, qui est injustement agressée physiquement ou moralement, est donc en droit de se défendre ou de défendre ses proches en danger, et de porter des coups si la nature de l’agression les rend nécessaires, ces coups devant être une défense en proportion à l’attaque.
Il ne peut y avoir légitime défense que si au préalable il y a eut une agression, une attaque injuste. Il peut s’agir d’une agression volontaire ou involontaire, dès lors qu’il y a danger pour soi-même, autrui ou un de ses biens.
Mais par contre, l’acte de défense, pour être justifié, doit être volontaire. La légitime défense ne justifie que des infractions intentionnelles.
Prochain dossier (dernière semaine de février) sur le Body Karaté avec :
